Édition du dimanche 6 mars 2011 Midi Libre 
 

Malheur au vaincu  
L'affiche : ECV - Limoux


Dans cette poule Honneur, le suspense reste entier avant l'ultime ligne droite. Parmi les concurrents à la qualification,   Conques/Villemoustaussou a son destin en mains : «   Cela va se jouer à peu de chose, souffle
Eric Albert, rassuré par le regain de forme de son équipe.  
Notre victoire à Servian fut le déclic tant attendu. Nous y avons réalisé un gros match et, depuis, la confiance est revenue. »

L'entraîneur tente d'expliquer la période de disette qu'a traversée l'ECV : «  
Le groupe sort de deux
grosses saisons où il a tout connu, avec six finales à la clé. Peut-être y a-t-il eu un peu de lassitude ?
Nous n'étions pas habitués à la défaite et, quand nous avons été dans le dur, nous avons eu du mal à réagir.
De plus, cette saison, le
niveau de la poule est bien plus élevé. »

Remise sur les rails, l'ECV pourrait, en cas de qualification, jouer les trouble-fête durant le printemps : «  Il faut d'abord absolument battre Limoux aujourd'hui. Ce ne sera pas simple car cette équipe s'accroche partout. En barrages,
tout serait possible car il n'y a pas de très grosses équipes. De plus, je pense que nous avons du potentiel
même si devant, nous manquons un peu de densité »,
conclut Eric Albert.

En tout cas, du côté de   Limoux, pas question de lâcher le morceau : «   Mathématiquement, c'est encore possible,
donc j'y crois encore »,
assure Nicolas Rey, dont la marge de manœuvre est somme toute réduite.
« 
Il faut évidemment gagner à Conques où nous jouerons un 1/8e de finale. »

S'ils ne se qualifiaient pas, les Limouxins pourraient avoir des regrets : «  
Sportivement, nous ne sommes pas loin des autres. Nous avons toujours rivalisé, sauf à Gruissan. Nous avons laissé des points en route, notamment lors de
ces trois matchs nuls concédés sur le fil. On devrait être actuellement dans le ventre mou. La saison passée,
nous avions effectué une remontée spectaculaire. Alors qui sait ?»


                                                                                                                                             MICHEL MARTY